
L'ARTISTE GUY LARTIGUE NOUS PARLE DE L'EAU
En effet, mes recherches pour la création de mes multiples fontaines - voir mon site en référence - représentent quelque 50 ans de jeu avec cette copine inspiratrice. En premier lieu, l’objet de cette entrevue est de créer un lien avec tous les internautes qui désireraient s’entretenir avec moi sur le sujet.
L’eau spectacle :
Tout le monde sait, urbanistes et architectes en particulier, que la ville est née autour de la source (le pont du Gard, les nombreux aqueducs aménagés pour Versailles). Tout le monde connaît aussi mes travaux gigantesques d’adduction pour conduire l’eau à la ville, dont la machine de Marly, par exemple.
Les fontaines publiques : Qui crée et qui désire les fontaines ?
Les fontainiers, disons les hydrauliciens, eux aussi captent l’eau, en calcule les hauteurs manométriques, la dimension des tuyauteries, et connaissent les débits nécessaires pour créer les lames d’eau sur les déversoirs. Toutefois, si ces mêmes hydrauliciens et électriciens savent désormais réaliser de très intéressants mouvements d’eau - fontaines à programmation, jets d’eau de diverses hauteurs, etc. - mon approche est en partie semblable, mais aussi bien différente. La première fontaine publique que j’ai réalisée à Marseille (Roy d’Espagne) consistait à faire circuler le plus longtemps possible sur des surfaces données un mince filet d’eau qui finissait par s’en détacher en murmurant. Mon expérience, avec les fontaines des centres commerciaux, résulte d’une approche entre l’eau et des matériaux différents ; elle m’a permis d’analyser, non point intellectuellement mais par la multiplication de maquettes à des échelles précises, les chutes et cascatelles ou autres modelages d’eau.
Propos recueillis par Vincent Malassenet lors d'une entrevue à l'atelier de l'artiste.
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